Archive · semaine du 5 au 11 octobre 2026

L’électricité 2027 passe les 100 €, portée cette fois par le gaz

Trois mouvements sortent de l’ordinaire cette semaine : les hausses du prix de l’électricité pour 2027 et pour 2029, et celle du prix du gaz pour 2027. Contrairement à la semaine précédente, la production nucléaire se redresse : la hausse suit le prix du gaz, dans un contexte de tensions renouvelées sur le détroit d’Ormuz. Prix de clôture du vendredi 9 octobre, dernière séance de la semaine.

Cette page est l’archive de l’édition de la semaine du 5 au 11 octobre 2026. Les chiffres cités sont ceux de cette semaine-là et ne sont plus à jour. Voir l’édition en cours.

Électricité prix de gros français, toutes heures

2027
102,18 €

+7,82

2028
63,14 €

+3,11

2029
58,61 €

+3,21

La hausse gagne toute la courbe : 2027 dépasse 100 € et inscrit un nouveau plus haut des douze derniers mois, 2029 repasse au-dessus de sa moyenne annuelle.

Pour situer : sur les douze derniers mois, l’échéance 2027 s’est échangée à 59,81 € en moyenne.

Le détail de l’électricité

Gaz PEG, marché de gros français

2027
64,27 €

+5,98

2028
40,59 €

+2,42

2029
30,91 €

+0,90

Le prix du gaz pour 2027 progresse de plus de dix pour cent et inscrit un nouveau plus haut. L’échéance 2028 en fait autant, pour la quatrième semaine de suite.

Pour situer : sur les douze derniers mois, l’échéance 2027 s’est échangée à 35,53 € en moyenne.

Le détail du gaz

01

Première partie

Électricité

Prix de gros français pour une fourniture sur l’année entière, échéances 2027 à 2029, puis relevé des offres fournisseurs. Sauf mention contraire, il s’agit du produit qui couvre toutes les heures de l’année.

Évolutions prix électricité

Le prix de l’électricité pour 2027

102,18 €
le mégawattheure, pour une fourniture sur l’année 2027

Le prix de l’électricité pour 2027 a progressé lors de quatre séances sur cinq et dépasse les 100 € pour la première fois des douze derniers mois observés. Pour la deuxième semaine de suite, la hausse représente plus de deux fois l’amplitude habituelle des variations hebdomadaires de cette échéance.

102,18 € contre 94,36 € le vendredi précédent, soit +7,82 € ou +8,3 %, et 2,27 fois l’écart-type de ses variations hebdomadaires sur douze mois. Creux de la semaine à 94,07 € lundi. Ancien plus haut : 94,36 € le 2 octobre. Moyenne des douze derniers mois observés : 59,81 €. Plus bas : 48,71 € le 10 février.

405060708090100110€/MWhnov. 25févr. 26maiaoût5 au 9 oct.202920282027
Prix de clôture quotidiens des trois échéances, du 10 octobre 2025 au 9 octobre 2026. La zone ombrée correspond à la semaine observée. Source : EEX.

Les cinq clôtures de la semaine, échéance 2027

en euros par MWh, variation d’une séance à l’autre

lundi 5
94,07

−0,29

mardi 6
96,78

+2,71

mercredi 7
98,54

+1,76

jeudi 8
101,37

+2,83

vendredi 9
102,18

+0,81

Marché long terme

Les trois échéances cotées

Chaque barre situe le prix d’aujourd’hui entre le plus bas et le plus haut de l’année écoulée. La zone colorée montre le chemin parcouru cette semaine, le trait vertical la moyenne des douze mois.

2027

102,18 €

+7,82 cette semaine

Nouveau plus haut des douze derniers mois observés, au-delà de 100 €. Pour la deuxième semaine de suite, la hausse dépasse deux fois l’amplitude habituelle de l’échéance.

plus bas 48,71plus haut 102,18
moyenne 59,81

2028

63,14 €

+3,11 cette semaine

Progresse nettement et se rapproche de son plus haut du 10 septembre, sans le dépasser.

plus bas 47,11plus haut 64,16
moyenne 53,67

2029

58,61 €

+3,21 cette semaine

Hausse marquée, plus de deux fois son amplitude habituelle : l’échéance repasse au-dessus de la moyenne de ses douze derniers mois.

plus bas 48,53plus haut 67,47
moyenne 55,46

Prix fournisseurs constatés

Ce que proposent les fournisseurs

Engie Pro

Offre 3 ans · C5, profil Base
110,53 €

EDF

C5, profil Base · durée non précisée
103,55 €

Tarifs relevés en octobre 2026. Engie Pro : 110,53 €, contre 95,48 € en septembre, soit +15,05 € en un mois. EDF : 103,55 €, durée de l’offre non précisée dans le relevé. Prix hors taxes et hors acheminement, abonnement en sus, garanties d’origine et obligations réglementaires incluses. Le prix de marché, lui, ne couvre que l’énergie. Repères de comparaison : 102,18 € pour l’année 2027 seule, qui correspond à une offre d’un an, et 74,64 € pour la moyenne 2027 à 2029, qui correspond à une offre de trois ans.

02

Deuxième partie

Gaz naturel

Mêmes échéances, même lecture, mais sur le PEG : le marché de gros du gaz en France. Il compte à double titre, pour les clients qui ont un contrat de gaz et parce qu’il détermine l’essentiel du prix de l’électricité.

Évolutions prix gaz

Le prix du gaz pour 2027, 2028 et 2029

Douze mois de clôtures quotidiennes pour les trois mêmes échéances que l’électricité.

203040506070€/MWhnov. 25févr. 26maiaoût5 au 9 oct.202920282027
Prix de clôture quotidiens du gaz PEG pour les échéances 2027, 2028 et 2029, du 10 octobre 2025 au 9 octobre 2026. La zone ombrée correspond à la semaine observée. Source : EEX.

64,27 € pour l’année 2027, contre 58,29 € le vendredi précédent, soit +5,98 € ou +10,3 %, et 2,01 fois l’écart-type de ses variations hebdomadaires sur douze mois. Ancien plus haut : 60,00 € le 14 septembre. Les échéances 2028 et 2029 progressent à 40,59 € et 30,91 €, soit 1,92 et 1,47 fois leur écart-type. Moyenne des douze derniers mois observés sur 2027 : 35,53 €. Contexte : depuis le blocage du détroit d’Ormuz consécutif au conflit déclenché le 28 février 2026, environ 20 % de l’offre mondiale de pétrole est coupée ; près de 20 % du commerce mondial de GNL transitait par ce passage en 2025.

Marché long terme

Les trois échéances gazières

Même lecture que pour l’électricité : chaque barre situe le prix d’aujourd’hui entre le plus bas et le plus haut de l’année écoulée.

2027

64,27 €

+5,98 cette semaine

Nouveau plus haut des douze derniers mois observés, au-dessus du sommet du 14 septembre. La hausse dépasse deux fois l’amplitude habituelle de l’échéance.

plus bas 23,67plus haut 64,27
moyenne 35,53

2028

40,59 €

+2,42 cette semaine

Nouveau plus haut des douze derniers mois observés, pour la quatrième semaine de suite.

plus bas 22,06plus haut 40,59
moyenne 27,21

2029

30,91 €

+0,90 cette semaine

Progresse encore et termine la semaine juste sous le plus haut touché mardi et jeudi.

plus bas 20,65plus haut 31,00
moyenne 24,12

03

Troisième partie

Ce que disent ces deux marchés ensemble

Les deux énergies ne se lisent bien que l’une par rapport à l’autre : c’est l’objet de cette partie, avec les faits marquants de la semaine qui les expliquent.

Lecture

La hausse change de nature : elle suit le gaz et gagne toute la courbe

La semaine précédente, la hausse du prix de l’électricité pour 2027 accompagnait un recul de la production nucléaire française et se concentrait sur l’hiver. Cette semaine, ces deux constats s’inversent.

D’abord, la production nucléaire s’est redressée : la France a davantage exporté et moins sollicité ses centrales à gaz. La situation physique du système électrique français n’explique donc pas la hausse. Ensuite, la hausse ne se limite plus à l’hiver. Le contrat du deuxième trimestre 2027 a progressé presque autant, en euros, que celui du premier trimestre, et l’échéance 2029 a gagné plus de deux fois son amplitude habituelle. L’édition précédente lisait la hausse comme le prix d’une couverture contre un hiver tendu. Cette lecture valait pour la semaine du 28 septembre ; elle ne décrit pas celle-ci, où la hausse porte sur toute l’année et sur toute la courbe.

Ce qui a bougé en même temps, c’est le prix du gaz, en France comme sur le TTF, la référence européenne, et avec lui le prix de l’électricité allemande, plus dépendant encore du gaz. Le prix du quota carbone a lui aussi progressé, à l’inverse de la semaine précédente. La hausse française s’inscrit ainsi dans un mouvement européen d’origine gazière.

Rapporté au prix du gaz, le prix de l’électricité n’a varié de façon notable sur aucune échéance : les deux marchés ont évolué de concert. La question laissée ouverte la semaine dernière sur 2029, où l’électricité semblait moins liée au gaz, n’est pas tranchée par cette semaine.

Hausse de 7,82 € sur 2027, soit 2,27 fois l’écart-type de ses variations hebdomadaires sur douze mois ; 3,21 € sur 2029, soit 2,14 fois ; 3,11 € sur 2028, soit 1,50 fois. L’échéance 2030, suivie mais non présentée ici, gagne 3,26 € à 60,60 €. Premier trimestre 2027 : 161,16 €, contre 152,91 € (+8,25 €) ; deuxième trimestre : 64,18 €, contre 56,84 € (+7,34 €), clôtures EEX. Les valeurs du 1er octobre citées la semaine précédente d’après la presse spécialisée (149,96 € et 55,22 €) sont confirmées sur EEX. Pointe 2027 : 111,75 € (+7,45 €, 1,83 fois son écart-type). Électricité allemande 2027 : 140,21 €, contre 130,92 € (+9,29 €). Gaz TTF 2027 : 65,05 €, contre 59,59 € (+5,46 €). Quota carbone européen, échéance décembre 2026 : 86,95 €, contre 84,40 € le vendredi précédent. Prix de l’électricité divisé par celui du gaz : 1,590 sur 2027 contre 1,619 (0,33 fois l’écart-type de ses variations hebdomadaires) ; 1,556 sur 2028 contre 1,573 (0,21 fois) ; 1,896 sur 2029 contre 1,846 (0,79 fois). Écart entre 2027 et 2029 : 43,57 €, contre 38,96 € la semaine précédente.

Lecture

Deux lectures de la semaine

Le mouvement de la semaine, côté gaz

Le prix du gaz pour 2027 au plus haut, sur fond de tensions à Ormuz

Le prix du gaz pour 2027 a progressé de plus de dix pour cent et termine la semaine au plus haut des douze derniers mois observés. Le mouvement suit celui du TTF : le PEG reste même légèrement moins cher que la référence européenne, signe que la France n’est pas moins bien approvisionnée que ses voisins.

Selon la presse spécialisée, de nouvelles attaques de navires dans le détroit d’Ormuz ont ravivé les craintes sur l’approvisionnement en gaz naturel liquéfié : les flux qui en sortent restent inférieurs de plus des trois quarts à leur niveau d’avant le conflit. L’Europe aborde l’hiver avec des stockages nettement moins remplis qu’il y a un an, ce qui la rend plus dépendante des cargaisons achetées en cours de saison. La France est mieux placée que la moyenne européenne, mais reste elle aussi en retrait sur l’an dernier.

PEG 2027 : 64,27 €, contre 58,29 € (+5,98 €, soit 2,01 fois l’écart-type de ses variations hebdomadaires). TTF 2027 : 65,05 €. Écart entre PEG et TTF : −0,78 €, contre −1,30 € la semaine précédente. Stockages de gaz de l’Union européenne : 73,5 % de remplissage le 9 octobre, contre 82,8 % un an plus tôt ; France : 86,7 %, contre 92,4 % (AGSI+). Attaques de navires et niveau des flux de GNL : presse spécialisée, non recoupés sur une source primaire.

Ce que le prix ne dit pas

Le parc nucléaire se redresse de plus de quatre gigawatts

Après quatre semaines de recul, la production nucléaire remonte nettement. Elle reste toutefois bien en dessous de son niveau de l’an dernier à la même période.

Les avis publiés par EDF éclairent ce rebond : Chinon 3 a terminé son arrêt le 5 octobre, et Cattenom 2 a cessé le 8 octobre de réduire sa production pour raisons environnementales. À l’inverse, deux arrêts ont été prolongés : celui des deux réacteurs de Chooz, toujours à l’arrêt pour des raisons environnementales liées au faible débit de la Meuse, et l’arrêt fortuit de Paluel 1. L’EPR de Flamanville et Cattenom 3 restent à l’arrêt.

Conséquence : la France a davantage exporté et moins sollicité ses centrales à gaz, à l’inverse de la semaine précédente. Ce redressement n’a pas empêché la hausse des prix à terme, qui portent sur les années à venir et ont suivi le gaz.

Production nucléaire : 36 643 MW en moyenne du 5 au 11 octobre, contre 32 454 MW la semaine précédente et 41 319 MW un an plus tôt. Soit 58,2 % du parc installé, qui totalise 62,99 GW, et 85,7 % de la consommation française. Centrales à gaz : 1 840 MW, contre 2 704 MW. Exportations nettes : 9,02 GW, contre 5,10 GW. Source : RTE, éco2mix, données provisoires. Les chiffres de la semaine précédente sont révisés : l’édition précédente affichait 32 494 MW de production nucléaire, 2 711 MW de centrales à gaz et 5,17 GW d’exportations. Arrêts annoncés par EDF : Flamanville 3 (1 600 MW) jusqu’au 10 septembre 2027, Cattenom 3 (1 300 MW) jusqu’au 7 novembre, Chooz 1 et 2 (2 × 1 500 MW) prolongés jusqu’au 22 octobre au lieu du 15, Paluel 1 (1 330 MW) prolongé jusqu’au 13 octobre au lieu du 9. Dates susceptibles d’évoluer.

Actualité

Aucun autre fait marquant retenu

Seuls les événements qui expliquent un mouvement mesuré cette semaine sont retenus. Les tensions sur le détroit d’Ormuz, qui expliquent la hausse du prix du gaz et, par son intermédiaire, celle de l’électricité, sont décrites plus haut.

Synthèse

Ce qu’il faut en retenir pour une décision

Pour 2027

Le prix dépasse 100 € et inscrit un nouveau plus haut des douze derniers mois observés. Deux facteurs de risque se cumulent désormais : la disponibilité du parc nucléaire, avec l’arrêt de l’EPR qui couvre presque toute l’année 2027, et le prix du gaz, exposé aux tensions sur le détroit d’Ormuz. Cette semaine, c’est le second qui a joué, et la hausse touche toute l’année, pas seulement l’hiver.

Pour 2028 et 2029

Il reste préférable de retenir des échéances longues pour faire baisser le prix moyen. Un contrat de trois ans dilue désormais une année au-delà de 100 € dans deux années comprises entre 58 et 64 €.

La contrepartie s’alourdit nettement. L’échéance 2028 atteint le 98ᵉ rang centile, contre 87ᵉ, et 2029 le 85ᵉ, contre 68ᵉ, en repassant au-dessus de sa moyenne annuelle. Allonger la durée reste favorable au prix moyen, mais les années ajoutées sont désormais chères au regard de l’année écoulée.

Prix moyen indicatif : 102,18 € sur un an (2027 seule), 82,66 € sur deux ans, 74,64 € sur trois ans. Il s’agit de moyennes simples ; un prix contractuel réel dépend aussi de la répartition des volumes entre les années.

Annexe

Petit lexique

Cette rubrique s’étoffe chaque semaine. Les notions déjà traitées ne sont pas répétées ; l’ensemble finira par former un lexique de référence.

PEG
Point d’Échange de Gaz : le marché de gros du gaz en France. C’est l’endroit où fournisseurs et industriels achètent et vendent le gaz livré sur le réseau français. Quand on parle du « prix du gaz en France », c’est de lui qu’il s’agit.
TTF
Title Transfer Facility : l’équivalent néerlandais et surtout la référence de tout le continent. Les Pays-Bas concentrent historiquement les flux gaziers d’Europe du Nord-Ouest, si bien que le TTF sert de baromètre européen. Le PEG s’aligne très largement dessus. L’écart entre les deux mesure la facilité d’approvisionnement propre à la France. Quand la France est mieux fournie que ses voisins, son gaz coûte un peu moins cher et inversement.
La prime de court terme
C’est le supplément que le marché accepte de payer pour être livré tôt plutôt que tard. Quand une crise éclate, les premières années deviennent plus chères que les suivantes, parce que personne ne sait comment se passera l’hiver prochain alors que tout le monde parie qu’une crise finit par se résoudre. C’est ce qui explique l’écart de 43,57 € entre 2027 et 2029. Cette prime est un bon indicateur du niveau de stress : plus elle est forte, plus le marché est tendu à court terme. Elle s’inverse parfois. Lorsque les années lointaines coûtent plus cher que les proches, c’est que le marché anticipe une dégradation durable.
Le rang centile
Un prix seul ne dit pas s’il est élevé. Le rang centile le situe parmi toutes les séances des douze derniers mois : un rang de 97 % signifie que le prix a été plus bas lors de 97 % des séances de l’année écoulée, donc qu’il se tient tout près de son sommet. Un rang de 44 % signifie qu’il est légèrement sous sa médiane. C’est la mesure la plus directe pour répondre à la question que pose un client : « est-ce cher en ce moment ? »
L’écart-type hebdomadaire
Chaque contrat a une amplitude de variation qui lui est propre : une même hausse de deux euros est banale sur 2027 et exceptionnelle sur 2029. L’écart-type mesure cette amplitude habituelle sur les douze derniers mois. Rapporter la variation de la semaine à cet écart-type permet de distinguer un vrai signal d’une simple oscillation, et détermine les sujets traités ici : au-delà de deux écarts-types, un mouvement justifie une analyse ; en deçà d’un, il n’en justifie aucune.
La prime de risque
À ne pas confondre avec la précédente. Un prix à terme n’est pas une prévision : c’est une prévision majorée d’une marge de sécurité. Celui qui vend de l’électricité pour 2027 s’engage aujourd’hui sur un prix qu’il devra honorer quoi qu’il arrive ; il facture donc cette incertitude. Cette prime grossit quand le risque devient difficile à évaluer (panne imprévue, tension géopolitique, météo extrême). Dans la pratique, elle s’observe rarement en direct. On la déduit en comparant des marchés entre eux : si le prix de l’électricité française progresse nettement plus vite que celui du gaz, et au-delà de l’écart habituel entre les deux, une prime propre à la France peut être en train d’apparaître.
Le contrat trimestriel
Un contrat annuel couvre toute l’année de livraison, mais le marché cote aussi chaque trimestre séparément. Le premier trimestre couvre janvier à mars, le cœur de l’hiver, quand la consommation est la plus forte. L’écart entre le premier et le deuxième trimestre mesure ce que le marché anticipe pour l’hiver : quand il se creuse, c’est le risque hivernal qui est payé, pas une hausse sur toute l’année.
Le taux de remplissage des stockages
Pendant l’été, l’Europe remplit ses stockages souterrains de gaz, puis les vide de novembre à mars pour couvrir une partie de la consommation d’hiver. Le taux de remplissage indique la part de la capacité occupée. Il se lit toujours par comparaison avec la même date des années précédentes : un taux plus bas signifie que l’hiver dépendra davantage des cargaisons de gaz naturel liquéfié achetées en cours de saison, donc des prix et des aléas du marché mondial. La source de référence est AGSI+, publiée par l’association des gestionnaires d’infrastructures gazières européens (GIE).

Veille marché énergie

Semaine du 5 au 11 octobre 2026.

Sources. Prix à terme électricité (base et pointe, échéances 2027 à 2030, contrats trimestriels, électricité allemande) : EEX, prix de règlement quotidiens, Market Data Hub d’EEX. Prix à terme gaz PEG et TTF : Market Data Hub d’EEX. Quota carbone : Market Data Hub d’EEX. Production, consommation et échanges : éco2mix de RTE. Arrêts et indisponibilités des réacteurs : publications réglementaires d’EDF. Stockages de gaz : AGSI+ (GIE). Contexte du détroit d’Ormuz : rapport d’information de l’Assemblée nationale du 17 juin 2026 et Agence internationale de l’énergie. Tarifs fournisseurs : relevés internes.

Limite de cette édition. Les attaques de navires dans le détroit d’Ormuz et le niveau des flux de gaz naturel liquéfié qui en sortent sont rapportés par la presse spécialisée et n’ont pas pu être recoupés sur une source primaire.

Prix en euros par mégawattheure. Données EEX fournies en l’état, à usage interne : leur republication systématique nécessite une licence.