Archive · semaine du 28 septembre au 4 octobre 2026

Le nucléaire recule, l’électricité 2027 de nouveau au sommet

Un seul mouvement sort de l’ordinaire cette semaine : la hausse du prix de l’électricité pour 2027, qui accompagne un nouveau recul de la production nucléaire. Le gaz progresse plus modérément, mais ses échéances lointaines restent au plus haut. Prix de clôture du vendredi 2 octobre, dernière séance de la semaine.

Cette page est l’archive de l’édition de la semaine du 28 septembre au 4 octobre 2026. Les chiffres cités sont ceux de cette semaine-là et ne sont plus à jour. Voir l’édition en cours.

Électricité prix de gros français, toutes heures

2027
94,36 €

+7,06

2028
60,03 €

+3,43

2029
55,40 €

+1,23

La hausse touche toute la courbe, mais elle s’atténue avec l’horizon : 2027 dépasse son plus haut des douze derniers mois, tandis que 2029 reste sous sa moyenne annuelle.

Pour situer : sur les douze derniers mois, l’échéance 2027 s’est échangée à 59,04 € en moyenne.

Le détail de l’électricité

Gaz PEG, marché de gros français

2027
58,29 €

+2,33

2028
38,16 €

+0,34

2029
30,01 €

+0,77

Le prix du gaz progresse plus modérément que celui de l’électricité. Les échéances 2028 et 2029 inscrivent de nouveaux plus hauts, pour la troisième semaine de suite.

Pour situer : sur les douze derniers mois, l’échéance 2027 s’est échangée à 34,86 € en moyenne.

Le détail du gaz

01

Première partie

Électricité

Prix de gros français pour une fourniture sur l’année entière, échéances 2027 à 2029, puis relevé des offres fournisseurs. Sauf mention contraire, il s’agit du produit qui couvre toutes les heures de l’année.

Évolutions prix électricité

Le prix de l’électricité pour 2027

94,36 €
le mégawattheure, pour une fourniture sur l’année 2027

Le prix de l’électricité pour 2027 a progressé lors de quatre séances sur cinq et termine la semaine au plus haut des douze derniers mois observés, au-dessus du sommet du 14 septembre. C’est le seul mouvement de la semaine qui sort de l’ordinaire : il représente deux fois l’amplitude habituelle des variations hebdomadaires de cette échéance.

94,36 € contre 87,30 € le vendredi précédent, soit +7,06 € ou +8,1 %, et 2,05 fois l’écart-type de ses variations hebdomadaires sur douze mois. Creux de la semaine à 87,63 € mardi. Ancien plus haut : 92,80 € le 14 septembre. Moyenne des douze derniers mois observés : 59,04 €. Plus bas : 48,71 € le 10 février.

405060708090100€/MWhnov. 25févr. 26maiaoût28 sept.–2 oct.202920282027
Prix de clôture quotidiens des trois échéances, du 3 octobre 2025 au 2 octobre 2026. La zone ombrée correspond à la semaine observée. Source : EEX.

Les cinq clôtures de la semaine, échéance 2027

en euros par MWh, variation d’une séance à l’autre

lundi 28
88,85

+1,55

mardi 29
87,63

−1,22

mercredi 30
90,61

+2,98

jeudi 1er
92,39

+1,78

vendredi 2
94,36

+1,97

Marché long terme

Les trois échéances cotées

Chaque barre situe le prix d’aujourd’hui entre le plus bas et le plus haut de l’année écoulée. La zone colorée montre le chemin parcouru cette semaine, le trait vertical la moyenne des douze mois.

2027

94,36 €

+7,06 cette semaine

Nouveau plus haut des douze derniers mois observés. L’échéance gagne plus de sept euros en une semaine, deux fois son amplitude habituelle.

plus bas 48,71plus haut 94,36
moyenne 59,04

2028

60,03 €

+3,43 cette semaine

Remonte nettement après deux semaines de repli, sans retrouver son plus haut du 10 septembre.

plus bas 47,11plus haut 64,16
moyenne 53,71

2029

55,40 €

+1,23 cette semaine

Progresse plus modestement et reste sous la moyenne de ses douze derniers mois.

plus bas 48,53plus haut 67,53
moyenne 55,67

Prix fournisseurs constatés

Ce que proposent les fournisseurs

Engie Pro

Offre 3 ans · C5, profil Base
110,53 €

EDF

C5, profil Base · durée non précisée
103,55 €

Tarifs relevés en octobre 2026. Engie Pro : 110,53 €, contre 95,48 € en septembre, soit +15,05 € en un mois. EDF : 103,55 €, durée de l’offre non précisée dans le relevé. Prix hors taxes et hors acheminement, abonnement en sus, garanties d’origine et obligations réglementaires incluses. Le prix de marché, lui, ne couvre que l’énergie. Repères de comparaison : 94,36 € pour l’année 2027 seule, qui correspond à une offre d’un an, et 69,93 € pour la moyenne 2027 à 2029, qui correspond à une offre de trois ans.

02

Deuxième partie

Gaz naturel

Mêmes échéances, même lecture, mais sur le PEG : le marché de gros du gaz en France. Il compte à double titre, pour les clients qui ont un contrat de gaz et parce qu’il détermine l’essentiel du prix de l’électricité.

Évolutions prix gaz

Le prix du gaz pour 2027, 2028 et 2029

Douze mois de clôtures quotidiennes pour les trois mêmes échéances que l’électricité.

2030405060€/MWhnov. 25févr. 26maiaoût28 sept.–2 oct.202920282027
Prix de clôture quotidiens du gaz PEG pour les échéances 2027, 2028 et 2029, du 3 octobre 2025 au 2 octobre 2026. La zone ombrée correspond à la semaine observée. Source : EEX.

58,29 € pour l’année 2027, contre 55,95 € le vendredi précédent, soit +2,33 €. Les échéances 2028 et 2029 progressent à 38,16 € et 30,01 €, deux nouveaux plus hauts. Moyenne des douze derniers mois observés sur 2027 : 34,86 €. Contexte : depuis le blocage du détroit d’Ormuz consécutif au conflit déclenché le 28 février 2026, environ 20 % de l’offre mondiale de pétrole est coupée ; près de 20 % du commerce mondial de GNL transitait par ce passage en 2025.

Marché long terme

Les trois échéances gazières

Même lecture que pour l’électricité : chaque barre situe le prix d’aujourd’hui entre le plus bas et le plus haut de l’année écoulée.

2027

58,29 €

+2,33 cette semaine

Remonte après le repli de la semaine précédente et se rapproche de son plus haut, 60,00 € le 14 septembre.

plus bas 23,67plus haut 60,00
moyenne 34,86

2028

38,16 €

+0,34 cette semaine

Nouveau plus haut des douze derniers mois observés, pour la troisième semaine de suite, malgré une progression modeste.

plus bas 22,06plus haut 38,16
moyenne 26,94

2029

30,01 €

+0,77 cette semaine

Nouveau plus haut également. Rapporté à son amplitude habituelle, c’est le mouvement gazier le plus marqué de la semaine, sans être exceptionnel.

plus bas 20,65plus haut 30,01
moyenne 23,94

03

Troisième partie

Ce que disent ces deux marchés ensemble

Les deux énergies ne se lisent bien que l’une par rapport à l’autre : c’est l’objet de cette partie, avec les faits marquants de la semaine qui les expliquent.

Lecture

Sur 2028, l’électricité rejoint le gaz ; sur 2029, l’écart persiste

En France, le prix de l’électricité suit en grande partie celui du gaz, car ce sont souvent les centrales à gaz qui fixent le prix aux heures les plus tendues. Pour mesurer ce lien, on divise le prix de l’électricité par celui du gaz : tant que ce rapport reste stable, les deux marchés évoluent de concert.

Depuis la mi-septembre, ce lien s’était distendu sur 2028 et 2029. Le prix du gaz battait des records pendant que celui de l’électricité baissait. L’édition précédente posait donc une question simple. Soit cet écart est durable, parce que le marché estime que l’électricité française de ces années-là dépendra moins du gaz. Soit il est passager, et le prix de l’électricité finira par remonter pour retrouver son lien habituel avec le gaz.

Cette semaine apporte une réponse différente selon l’année. Sur 2028, le prix de l’électricité a nettement plus augmenté que celui du gaz, et le rapport entre les deux est revenu à son niveau de la mi-septembre : l’écart était passager. Sur 2029, les deux prix ont progressé dans la même proportion et l’écart reste entier : le marché continue d’estimer que l’électricité de cette année-là dépendra moins du gaz. Cette lecture rejoint un constat de RTE : depuis début 2024, les prix français, au comptant comme à terme, sont restés découplés de ceux de la plupart des pays voisins, grâce à l’abondance de la production nucléaire et renouvelable par rapport à la consommation.

Sur 2027, le prix de l’électricité a lui aussi augmenté un peu plus vite que celui du gaz. Mais la différence reste dans les variations habituelles d’une semaine sur l’autre : elle ne permet pas d’affirmer que le marché ajoute un surcoût propre à la France. Cette conclusion avait été tirée trop vite dans l’édition du 7 au 13 septembre ; elle n’est pas reprise ici.

Prix de l’électricité divisé par celui du gaz : 1,619 sur 2027 contre 1,560 la semaine précédente, une variation de 0,66 fois l’écart-type de ses variations hebdomadaires ; 1,573 sur 2028 contre 1,497 ; 1,846 sur 2029 contre 1,853. Rang dans les douze derniers mois observés, électricité : 100 % sur 2027, 87 % sur 2028, 68 % sur 2029. Gaz : 98 % sur 2027, 100 % sur 2028 et sur 2029.

Lecture

Deux lectures de la semaine

Le mouvement de la semaine

La hausse de 2027 porte d’abord sur l’hiver qui vient

La hausse de l’échéance 2027 n’est pas uniforme sur l’année. Elle se concentre sur les mois d’hiver, ceux où la consommation est la plus forte et où le système électrique dépend le plus des centrales à gaz et des importations. Le contrat du premier trimestre 2027 s’échange désormais près de trois fois plus cher que celui du deuxième trimestre.

C’est la marque d’un marché qui paie pour se couvrir contre un hiver tendu plutôt que d’une hausse de fond. L’échéance 2029, qui ne porte pas ce risque, n’a gagné qu’un peu plus d’un euro. La hausse ne vient pas non plus du carbone, dont le prix a légèrement reculé sur la semaine.

Deux éléments expliquent cette prudence. L’hydraulique sort de l’été avec sa deuxième plus faible production estivale en cinquante ans, et ses réserves continuent de baisser : fin septembre, le stock d’eau des barrages est le plus bas relevé par RTE à cette période de l’année depuis 2017, environ un tiers sous la moyenne des trois dernières années. RTE précise toutefois que cette situation ne suscite pas, à elle seule, d’inquiétude particulière pour l’hiver. Surtout, EDF a annoncé l’arrêt de l’EPR de Flamanville du 25 septembre 2026 au 10 septembre 2027 : cette indisponibilité pèse sur toute l’année 2027, et pas seulement sur l’hiver.

Hausse de 7,06 € sur 2027, soit 2,05 fois l’écart-type de ses variations hebdomadaires sur douze mois, contre 1,64 fois sur 2028 et 0,81 fois sur 2029. Premier trimestre 2027 : 149,96 €, deuxième trimestre : 55,22 €, à la clôture du jeudi 1er octobre, chiffres relevés dans la presse spécialisée et non encore recoupés sur EEX. Quota carbone européen, échéance décembre 2026 : 84,40 € vendredi, contre 86,17 € lundi. Écart entre 2027 et 2029 : 38,96 €, contre 33,13 € la semaine précédente. Production hydraulique de juin à août : 10,8 TWh, derrière les 10,2 TWh de 2022 ; stock hydraulique la semaine du 21 au 27 septembre : 1,84 TWh, contre 2,79 TWh en moyenne sur 2023 à 2025 et 2,25 TWh en 2022 (RTE, dernière semaine publiée). EPR de Flamanville : 1 600 MW indisponibles, arrêt qu’EDF indique susceptible d’être déplacé.

Ce que le prix ne dit pas

Le parc nucléaire perd encore trois gigawatts

La production nucléaire recule pour la quatrième semaine consécutive et ne mobilise plus qu’un peu plus de la moitié du parc installé. L’écart avec la même semaine de l’an dernier approche neuf gigawatts.

Les avis publiés par EDF permettent d’en identifier les causes. Deux arrêts de longue durée ont commencé le 25 septembre au soir et pèsent sur toute la semaine : celui de l’EPR de Flamanville et celui de Cattenom 3. S’y ajoute un arrêt fortuit de Paluel 1 à partir du 30 septembre. Les deux réacteurs de Chooz restent à l’arrêt en raison du faible débit de la Meuse, comme depuis l’été, et plusieurs réacteurs, dont Cattenom 2 et Bugey 2, produisent moins pour des raisons environnementales.

Conséquence directe : la France exporte moins et sollicite davantage ses centrales à gaz. Son prix de l’électricité devient ainsi plus sensible à celui du gaz, au moment où l’hiver approche.

Production nucléaire : 32 494 MW en moyenne du 28 septembre au 4 octobre, contre 35 501 MW la semaine précédente et 41 243 MW un an plus tôt. Soit 51,6 % du parc installé, qui totalise 62,99 GW, et 77,4 % de la consommation française. Centrales à gaz : 2 711 MW, contre 2 094 MW. Exportations nettes : 5,17 GW, contre 8,32 GW. Source : RTE, éco2mix, données provisoires pour les deux dernières semaines. L’édition précédente, établie sur energy-charts, affichait 35 553 MW pour la même semaine. Arrêts annoncés par EDF : Flamanville 3 (1 600 MW) jusqu’au 10 septembre 2027, Cattenom 3 (1 300 MW) jusqu’au 7 novembre, Paluel 1 (1 330 MW) jusqu’au 9 octobre, Chooz 1 et 2 (2 × 1 500 MW) jusqu’au 15 octobre. Dates susceptibles d’évoluer.

Actualité

Aucun fait marquant retenu

Seuls les événements qui expliquent un mouvement mesuré cette semaine sont retenus. Le seul mouvement hors norme, sur l’électricité pour 2027, s’explique par le recul de la production nucléaire décrit plus haut.

Synthèse

Ce qu’il faut en retenir pour une décision

Pour 2027

Le prix atteint son plus haut des douze derniers mois observés. Le facteur de risque signalé la semaine dernière, la disponibilité du parc nucléaire, s’est matérialisé : la production a encore reculé, et l’arrêt annoncé de l’EPR couvre presque toute l’année 2027. La hausse se concentre sur l’hiver qui vient.

Pour 2028 et 2029

Il reste préférable de retenir des échéances longues pour faire baisser le prix moyen. Un contrat de trois ans dilue désormais une année au-delà de 94 € dans deux années comprises entre 55 et 60 €.

La contrepartie s’alourdit un peu. L’échéance 2028 remonte au 87ᵉ rang centile, contre 79ᵉ, et 2029 au 68ᵉ, contre 44ᵉ, tout en restant sous sa moyenne annuelle. Allonger la durée reste nettement favorable, mais les deux années ajoutées coûtent un peu plus cher qu’il y a une semaine.

Prix moyen indicatif : 94,36 € sur un an (2027 seule), 77,20 € sur deux ans, 69,93 € sur trois ans. Il s’agit de moyennes simples ; un prix contractuel réel dépend aussi de la répartition des volumes entre les années.

Annexe

Petit lexique

Cette rubrique s’étoffe chaque semaine. Les notions déjà traitées ne sont pas répétées ; l’ensemble finira par former un lexique de référence.

PEG
Point d’Échange de Gaz : le marché de gros du gaz en France. C’est l’endroit où fournisseurs et industriels achètent et vendent le gaz livré sur le réseau français. Quand on parle du « prix du gaz en France », c’est de lui qu’il s’agit.
TTF
Title Transfer Facility : l’équivalent néerlandais et surtout la référence de tout le continent. Les Pays-Bas concentrent historiquement les flux gaziers d’Europe du Nord-Ouest, si bien que le TTF sert de baromètre européen. Le PEG s’aligne très largement dessus. L’écart entre les deux mesure la facilité d’approvisionnement propre à la France. Quand la France est mieux fournie que ses voisins, son gaz coûte un peu moins cher et inversement.
La prime de court terme
C’est le supplément que le marché accepte de payer pour être livré tôt plutôt que tard. Quand une crise éclate, les premières années deviennent plus chères que les suivantes, parce que personne ne sait comment se passera l’hiver prochain alors que tout le monde parie qu’une crise finit par se résoudre. C’est ce qui explique l’écart de 38,96 € entre 2027 et 2029. Cette prime est un bon indicateur du niveau de stress : plus elle est forte, plus le marché est tendu à court terme. Elle s’inverse parfois. Lorsque les années lointaines coûtent plus cher que les proches, c’est que le marché anticipe une dégradation durable.
Le rang centile
Un prix seul ne dit pas s’il est élevé. Le rang centile le situe parmi toutes les séances des douze derniers mois : un rang de 97 % signifie que le prix a été plus bas lors de 97 % des séances de l’année écoulée, donc qu’il se tient tout près de son sommet. Un rang de 44 % signifie qu’il est légèrement sous sa médiane. C’est la mesure la plus directe pour répondre à la question que pose un client : « est-ce cher en ce moment ? »
L’écart-type hebdomadaire
Chaque contrat a une amplitude de variation qui lui est propre : une même hausse de deux euros est banale sur 2027 et exceptionnelle sur 2029. L’écart-type mesure cette amplitude habituelle sur les douze derniers mois. Rapporter la variation de la semaine à cet écart-type permet de distinguer un vrai signal d’une simple oscillation, et détermine les sujets traités ici : au-delà de deux écarts-types, un mouvement justifie une analyse ; en deçà d’un, il n’en justifie aucune.
La prime de risque
À ne pas confondre avec la précédente. Un prix à terme n’est pas une prévision : c’est une prévision majorée d’une marge de sécurité. Celui qui vend de l’électricité pour 2027 s’engage aujourd’hui sur un prix qu’il devra honorer quoi qu’il arrive ; il facture donc cette incertitude. Cette prime grossit quand le risque devient difficile à évaluer (panne imprévue, tension géopolitique, météo extrême). Dans la pratique, elle s’observe rarement en direct. On la déduit en comparant des marchés entre eux : si le prix de l’électricité française progresse nettement plus vite que celui du gaz, et au-delà de l’écart habituel entre les deux, une prime propre à la France peut être en train d’apparaître.
Le contrat trimestriel
Un contrat annuel couvre toute l’année de livraison, mais le marché cote aussi chaque trimestre séparément. Le premier trimestre couvre janvier à mars, le cœur de l’hiver, quand la consommation est la plus forte. L’écart entre le premier et le deuxième trimestre mesure ce que le marché anticipe pour l’hiver : quand il se creuse, c’est le risque hivernal qui est payé, pas une hausse sur toute l’année.

Veille marché énergie

Semaine du 28 septembre au 4 octobre 2026.

Sources. Prix à terme électricité (base et pointe, échéances 2027 à 2029) : EEX, prix de règlement quotidiens, vérifiés contre le Market Data Hub d’EEX. Prix à terme gaz PEG et TTF : Market Data Hub d’EEX. Quota carbone : Market Data Hub d’EEX. Production, consommation et échanges : éco2mix de RTE. Arrêts et indisponibilités des réacteurs : publications réglementaires d’EDF. Hydraulique et découplage des prix : portail Analyses et données de RTE (stock hydraulique hebdomadaire) et ses publications (analyse de l’été 2026, bilan du premier semestre 2026). Contexte du détroit d’Ormuz : rapport d’information de l’Assemblée nationale du 17 juin 2026 et Agence internationale de l’énergie. Tarifs fournisseurs : relevés internes. Contrats trimestriels de l’électricité : presse spécialisée, non encore recoupés sur EEX.

Limite de cette édition. Le niveau des stockages de gaz n’est pas publié : il n’a pas pu être relevé sur la source officielle AGSI+ (GIE).

Prix en euros par mégawattheure. Données EEX fournies en l’état, à usage interne : leur republication systématique nécessite une licence.